Frankreich im Kampf gegen Islamisten (avec la version française)

Nach dem Mord an dem Lehrer Samuel Paty sollen unter anderem Hassaufrufe im Internet härter geahndet werden. Zudem will die Regierung den Einfluss der Türkei und anderer Länder auf französische Moscheen begrenzen.

Nach den Anschlägen von Paris und Nizza will Frankreich schärfer gegen Islamisten vorgehen: Das sieht ein Gesetzentwurf vor, den die französische Nationalversammlung am Dienstag in erster Lesung billigte.

Der Gesetzentwurf "zur Stärkung der Prinzipien der Republik" wurde mit deutlicher Mehrheit gebilligt. Durch ihn sollen Moscheen oder religiöse Vereine noch schneller geschlossen werden können, wenn in ihnen Hass und Gewalt gepredigt wird.

Die Novelle sieht zudem bis zu drei Jahre Haft und eine Geldbuße von 45.000 Euro gegen jeden vor, der "das Leben eines anderen durch Verbreitung von Informationen über dessen Privat- und Familienleben oder seinen Beruf in Gefahr bringt". Der Geschichtslehrer Paty war massiv bedroht worden, nachdem er Mohammed-Karikaturen im Unterricht gezeigt hatte. Im Internet wurden auch sein Name und seine Schule veröffentlicht.

Präsident Emmanuel Macron hatte dem Islam bei Vorstellung der Pläne im Oktober ein "Problem" mit radikalen Strömungen attestiert. Daraufhin kam es zu teils gewaltsamen Protesten in muslimisch geprägten Ländern. Der türkische Präsident Recep Tayyip Erdogan griff Macron persönlich scharf an.

Das Gesetz dürfte auch den Einfluss des türkischen Dachverbands Ditib in Frankreich schmälern, der Moscheen in dem Land finanziell unterstützt und Imame entsendet. Ditib steht wegen seiner Nähe zu Erdogan auch in Deutschland in der Kritik.

Französischen Konservativen und Rechtspopulisten gehen die Pläne nicht weit genug. Sie fordern unter anderem Verbote für das Tragen des Kopftuchs im öffentlichen Raum.

lob/jes/mkü

© Agence France-Presse


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La France dans la lutte contre les islamistes

Après le meurtre du professeur Samuel Paty, les appels à la haine sur Internet doivent être punis plus sévèrement. Le gouvernement veut également limiter l'influence de la Turquie et d'autres pays sur les mosquées françaises.


Après les attentats de Paris et de Nice, la France veut prendre des mesures plus sévères contre les islamistes : C'est l'objectif d'un projet de loi approuvé en première lecture par l'Assemblée nationale française mardi.

Le projet de loi "pour renforcer les principes de la république" a été approuvé à une nette majorité. Il permettra de fermer des mosquées ou des associations religieuses encore plus rapidement si la haine et la violence y sont prêchées.

L'amendement prévoit également jusqu'à trois ans de prison et une amende de 45 000 euros contre toute personne qui "met en danger la vie d'autrui en diffusant des informations sur sa vie privée et familiale ou sur sa profession". Paty, professeur d'histoire, avait fait l'objet de menaces massives après avoir montré des caricatures de Mahomet en classe. Son nom et son école ont également été publiés sur Internet.

Le président Emmanuel Macron avait attesté que l'Islam était un "problème" avec les courants radicaux lors de la présentation des plans en octobre. Il a été suivi de manifestations parfois violentes dans les pays à majorité musulmane. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a attaqué personnellement Macron.

La loi est également susceptible de diminuer l'influence de l'organisation faîtière turque Ditib en France, qui soutient financièrement les mosquées du pays et envoie des imams. Le Ditib a également été critiqué en Allemagne pour sa proximité avec Erdogan.

Les conservateurs français et les populistes de droite disent que les plans ne vont pas assez loin. Ils demandent notamment l'interdiction du port du foulard dans les lieux publics.

lob/jes/mkü

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